Accueil Plan du site Contact Mentions légales

MIKHAIL LARIONOV

La voie vers l'abstraction

Biographie de
Mikhaïl Larionov
1906 - 1909

Suite : 1910 »

1906
Ayant fait la connaissance de Serge Diaghilev en 1903, Larionov est invité par le célèbre impresario de ballet au vernissage de la grande exposition russe que Diaghilev présente en 1906 au Salon d’Automne de Paris. C’est le premier grand panorama d’art moderne russe présenté à l’étranger. Le succès de l’exposition est tel qu’elle sera ensuite montrée à Berlin. Pour le jeune peintre, ce premier séjour à Paris est l’occasion de découvrir l’œuvre de Gauguin dont le même Salon d’Automne présente une grande rétrospective posthume. La jeune peinture fauve fait son apparition au même moment. Larionov passe plusieurs semaines à Paris puis gagne Londres où il sera profondément marqué par la peinture de Turner, autre grand pilier de sa sensibilité lyrique.

Rentré en novembre à Moscou, il y sera le grand propagateur de la peinture française jusqu’en 1915 (date de son départ pour l’Occident).

Il commence à exposer régulièrement et à organiser des expositions. Autour de Larionov se constitue un petit groupe d’artistes qui jusqu’en 1914 sera le nucleus de toutes les expositions moscovites d’avant-garde. Y participent essentiellement les frères David, Nicolaï et Vladimir Bourliouk, Nathalie Gontcharova, Alexandra Exter… Ils seront plus tard rejoints par ceux qui seront les fauves et les cézanniens russes (Ilya Machkov, Piotr Kontchalovski, Aristarkh Lentoulov).
1907
À partir de son séjour parisien, on remarque une forte influence de Gauguin sur Larionov, ce qui le conduit vers ses premières expériences fauves et plus tard expressionnistes.

1908
Le salon de la Toison d’Or présente pour la première fois à Moscou fauves et cézanniens français. Larionov joue un rôle important dans le choix des œuvres de Bonnard, Braque, Cézanne, Degas, Derain, Gauguin, Gleizes, Le Fauconnier, Marquet, Matisse, Rodin, Rouault, Toulouse-Lautrec, Van Dongen et autres. Cette même année, il participe aux premières expositions de l’avant-garde russe, « Le Maillon » (Zveno), « La Guirlande – Stephanos » (Venok Stefanos). À Moscou, l’œuvre de Larionov est considérée à partir de ce moment comme le meilleur prolongement russe de l’art de Matisse.
1909
Décembre : Larionov participe au premier « Salon » international organisé par le sculpteur Vladimir Izdebski à Odessa (présenté par la suite aussi à Kiev). Ce salon constitue la première rencontre de l’avant-garde russe avec le groupe munichois de Kandinsky. Il regroupe plus de sept cents œuvres : la jeune peinture française est représentée par des tableaux de Braque, Vlaminck, Le Fauconnier, Marie Laurencin, Marquet, Rouault, Henri Rousseau, Van Dongen, tandis que le groupe munichois inclut Vassily Kandinsky, Alexi von Jawlensky, Gabrielle Münter. Un large éventail de tendances modernes est présenté à Odessa : principalement le fauvisme français et l’expressionnisme allemand dans sa version munichoise, le cubisme naissant de Georges Braque, le primitivisme du Douanier Rousseau. Cet éventail esthétique constituera pour les trois années à venir la référence stylistique de l’œuvre de Larionov.

 

Catalogue de la Toison d'Or

La Toison d'or, couverture
de la revue, 1908.

Mikhail Larionov, Nature morte aux poires

Mikhail Larionov,
Nature morte aux poires

Haut de page