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MIKHAIL LARIONOV

La voie vers l'abstraction

Biographie de
Mikhaïl Larionov
1914

Suite : 1915 - 1918 »
La maison de Mikhail Larionov à Moscou

Nathalie Gontcharova,
Portrait synthétique de
Nathalie Gontcharova et
Mikhail Larionov

1914
Janvier : le « chef du mouvement futuriste italien », Filippo Tomaso Marinetti effectue une série de conférences à Saint-Pétersbourg et à Moscou. Certains futuristes russes se sentent menacés par l’impérialisme marinettien et projettent des actions contre cette « colonisation culturelle ». Larionov est parmi eux. Le 29 janvier, il publie une violente interview dans le journal Nov’. Une polémique s’engage entre Larionov et Malewicz, ce dernier s’élevant pour la défense de l’invité italien. En définitive il ne s’agit que de joutes oratoires, car Larionov entretiendra par la suite des relations amicales (correspondance, visites à Rome) avec le chef du futurisme italien.

Février : Voulant exposer au Salon des Indépendants de Paris, il demande à Sonia et Robert Delaunay de l’inscrire à cette association.

Catalogue de l'exposition de Mikhaïl Larionov et Natalia Gontcharova à la Galerie Paul Guillaume

Catalogue de l'exposition de Mikhaïl Larionov et Natalia Gontcharova à la galerie Paul Guillaume.

Avril : Du 6 au 20 du mois a lieu à Moscou l’exposition annuelle du groupe de Larionov. Cette exposition s’intitule « Michen » (La Cible), titre issu de l’intérêt que Larionov porte à ce moment à l’art de Robert Delaunay. Larionov présente à « La Cible » un large éventail de peintures des années 1911 et 1912 avec une prédominance d’œuvres de type « primitif ». À l’exposition participent également Malewicz, Chagall, Gontcharova, Le Dantu, Kiril Zdanevitch (frère du poète), Ivan Larionov (frère du peintre), les « rayonnistes » Viatcheslav Levkievski, Sergei Romanovitch, Victor Bart, Alexandre Chevtchenko et autres. On présente également des œuvres du primitif géorgien Niko Pirosmanishvili, des dessins d’enfants, des œuvres primitives d’« auteurs inconnus » ainsi que des « panneaux publicitaires » que le peintre considère comme œuvres de type « a-culturel », donc « primitifs ». Il produira lui-même des œuvres dans le style des « annonces des journaux » (1913).

N’ayant pas pu exposer au Salon des Indépendants, Larionov projette avec Gontcharova une exposition personnelle à Paris. Cette exposition est réalisée par l’intermédiaire d’Alexandra Exter et ses amis russes, gravitant autour de la revue Les Soirées de Paris d’Apollinaire. L’exposition qui a lieu au mois de juin à la galerie Paul Guillaume sera l’exposition inaugurale de cette galerie. La préface du catalogue est due à Guillaume Apollinaire avec lequel Larionov aura à partir de ce moment des contacts suivis. Le vernissage de l’exposition est relaté par le poète parisien comme un important évènement artistique. Larionov et Gontcharova effectuent à cette occasion un voyage en France et comptent le prolonger jusqu’à la fin de l’automne.

Août : L’éclatement de la Première Guerre Mondiale oblige Larionov à rentrer précipitamment en Russie. Les tableaux présentés à Paris sont entretemps envoyés à Berlin où Herwarth Walden envisage d’organiser à l’automne une exposition personnelle de Larionov, projet qui ne peut pas avoir lieu à cause de la guerre. Bien des années plus tard Larionov récupèrera seulement une partie de l’ensemble, exposé à Paris.

De retour à Moscou,  Larionov, officier de réserve, est mobilisé et part pour le front.
Le 30 août il sera gravement contusionné sur le front allemand. Ceci  entraine un long séjour dans les hôpitaux militaires. Le peintre est réformé à la fin de l’année. La presse moscovite publie à la fin du mois de janvier 1915 les photos des « héros futuristes » ayant pris part au combat.

 

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