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MIKHAIL LARIONOV

La voie vers l'abstraction

Bref
commentaire
d’œuvres
choisies

La cadence accélérée qui fut imposée à la préparation de l’exposition de 1987 ne m’a pas permis de consacrer suffisamment de temps au commentaire de chaque œuvre en particulier. Par ailleurs, ceci ne semblait pas nécessaire ni même possible en ce qui concerne les séries de paysages ou les compositions rayonnistes dont l’iconographie ne nécessitait pas de commentaires isolés. Suite à la mise en question de leur attribution, j’ai effectué de laborieuses recherches iconographiques qui avaient pour but l’identification de certains sujets et en partie ceux de la grande série d’encres de Chine dont une toute petite partie a été incluse dans l’exposition.

Au cours des années quatre vingt dix, j’ai pu avancer sur ce chemin grâce à l’aide de deux collègues moscovites, Alexandre Nikitaev et Rudolf Douganov, spécialistes exceptionnels de la littérature futuriste. Le regretté Rudolf Douganov, ancien collaborateur du Musée Maïkovski de Moscou et assistant en son temps de Nikolaï Khardzhiev a pu en particulier confirmer que Khardzhiev avait eu connaissance des œuvres sur papier de Larionov et avait même essayé d’approcher leur propriétaire en vue d’une éventuelle acquisition. C’est lui qui m’a par ailleurs indiqué le travail de Kovalëv, historien d’art engagé dans une recherche de fond sur l’œuvre russe de Larionov.

Provenance

Comme il est dit ailleurs dans ce site (Dépasser l’écran des pastels [  ]) l’existence des œuvres sauvegardées par Nikolaj Dmitrievich Vinogradov (1885-1980) est attestée à plusieurs reprises par d’autres historiens de l’avant-garde russe et en particulier par Alexandre Kovalëv, que j’ai pu rencontrer quelques années avant sa mort prématurée. Kovalëv fut l’auteur du premier ouvrage consacré à la période russe de l’artiste1. Comme il me l’avait communiqué de vive voix, dans son ouvrage Kovalëv indique avoir consulté les archives de Vinogradov à l’automne (sept-oct.) 1976 et spécifie en particulier la présence dans cet ensemble de documents relatifs aux pastels2 . De son côté Larionov, en écrivant le 15 décembre 1925 de Paris à Lounatcharski indique en toutes lettres que « ses œuvres et celles de Gontcharova se trouvent aux mains de l’architecte Nikolaj Dmitrievitch Vinogradov » et mentionne « peintures et pastels »3 .

Andréi Nakov, Musée de Serpoukhovo

Andréi Nakov devant l'entrée du
Musée de Serpoukhovo

À titre d’exemple, on trouvera ici les liens vers les quelques brefs commentaires d’œuvres isolées de l’exposition 1987-88 :
Cat. n° 1, illustré page 82 [  ]

Cat. n° 9, illustré page 119 [  ]

Cat. n° 24, illustré page 101 [  ]

Cat. n° 37, illustré page 102 [  ]

Cat. n° 86, illustré page 138 [  ]

Les portraits n° 91 [  ] et n° 92 [  ] montrent un même personnage  affichant une grande diversité d’expressions, tandis que le n° 84 représente Nathalie Gontcharova.
Cat. n° 84, illustré page 127 [  ]

Les recherches iconographiques ont conduit à l’identification de plusieurs personnes habitant ou fréquentant, au cours de l’hiver 1912 – 1913, l’internat estudiantin dit « Romanovka » de la rue Bronnaja où suivant les portraits identifiés Larionov devait s’ être souvent rendu.
Parmi les autres personnages que l’on a pu identifier figurent l’écrivain, ami des futuristes et  mécène Andréi Chemchourine, le peintre Pavel Filonov, les  galeristes Dobytchina et Mikhailova, les peintres Firsov, Levkievskij , gravitant dans l’entourage immédiat de Larionov, mais artistes peu connus, les poètes Maiakovski, Kamenski, Khlebnikov, Kroutchënykh et bien d’autres.

 

1

Cf. A. Kovalëv, Mikhail Larionov v Rossii 1981-1915 (Mikhail Larionov en Russie, les années 1981-1915), Moscou 2005, p. 558, 560, 562. Voir aussi plusieurs articles de Elena Ovsiannikova et en particulier « Larionov i Gontcharova - Materialy iz arhiva N. D. Vinogradova (Larionov et Gontcharova - Documents des archives de Vinogradov) in anthologie Larionov et Gontcharova. Issledovanija i publikacjj, Moscou 2001, p. 55 – 72. Dans la même publication on trouve plusieurs lettres de Larionov, dont celle à l’académicien P. S. Kogan (le 12 février 1925) relatives aux œuvres sur papier, laissées à Moscou.

2

Cf. op. cit., 2005, p. 558.

3

Lettre manuscrite archives GARF, Moscou, f. A-298, op. 1, ed. hr. 120, l. 51 et 51-verso.

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